• Jeune Sorcière se faisant enduire d'onguent

    « La Jeune Sorcière »
    d'Antoine Wiertz.
     
          Le mythique Sabbat des sorcières (tel qu'il apparaît dans les tragiques confessions de sorcières torturées) était un mélange de réunion, de danse, d'orgie, de fête amoureuse. Les sorcières avaient la réputation de rejoindre les Sabbats en volant sur leurs balais. Elles montaient par leur cheminée, à travers des tourbillons de fumée, puis se dirigeaient vers les Sabbats organisés en d'antiques lieux sacrés.

          Le mont Broken dans le Harz, en Allemagne, le mont Chauve près de Kiev, le puy de Dôme en Auvergne, en font partie. Le Sabbat se tenait couramment près d'un arbre mort, à proximité d'un gibet, d'un poteau indicateur ou à la croisée de 4 chemins.

         L'oeuvre d'Antoine Wiertz, ci-contre, montre une jeune femme se faisant enduire de l'onguent qui lui permettra de voler sur son balai.

          Certaines dates étaient propices à la tenue du Sabbat : les grands Sabbats avaient lieu le 2 février, la nuit de Walpurgis (Beltaine, veille du 1er mai), la nuit de la St-Jean (le 24 juin) ou encore le 31 octobre (Samhain). Le Sabbat prenait donc place dans les lieux et les moments de passage, marquant la frontière entre deux états, deux lieux ou deux moments, où les esprits étaient les plus puissants. Les petits Sabbats avaient lieu dans la nuit du vendredi au samedi, car le vendredi correspond au jour de Vénus, Déesse de l'Amour et de la Luxure qui veillait sur les orgies.

     

     

     

          Quand elles arrivaient, elles se préparaient aux danses en s'enduisant d'onguents, dont certains étaient de puissants hallucinogènes. Les danses, les banquets, une musique ensorcelante, des mets succulents, le baiser d'Infamie (déposé sur les fesses du Diable, selon les Inquisiteurs) et les rapports sexuels avec le Diable incarné (nommé ainsi encore par les Inquisiteurs), tous ces éléments familiers appartiennent à maintes légendes.

           Le Sabbat commençait par l'appel nominal des membres, la présentation des nouvelles initiées, la présentation de serment et le baiser d'obéissance. Ensuite, venait les danses : elles tendaient à l'extase religieuse, à la perte des frontières du Moi au profit de la volonté du groupe, à l'unification avec la divinité. Suivait un banquet rituel ainsi peut-être que des sacrifices d'animaux. Enfin, arrivait le moment de l'union sexuelle entre les adoratrices et le dieu incarné. Le Sabbat se terminait au chant du coq.

          Les sorcières vantaient la nourriture, la musique et les festivités de leurs Sabbats. Mais ont-ils vraiment eu lieu ? Certaines sorcières ont affirmé y avoir participé, quand plusieurs témoins les contemplaient endormies dans leurs lits. Ne volaient-elles qu'en rêve ?

    Le Sabbat des Sorcières

     

     
    « Le Sabbat des Sorcières »
    aussi connu sous le non de « Hexenversammlung »
    de Frans Francken le Jeune

    votre commentaire
  • 31 Octobre  :  Samhain

    21 Décembre  :  Yule

    2 Février  :  Imbolc

    21 Mars  :  Ostara

    1 Mai  :  Beltane

    21 Juin  :  Litha

    1 Août  :  Lammas

    21 Septembre  :  Mabon

          L'organisation des fêtes réglées par le calendrier des sorcières semble remonter à une époque où l'humanité ne connaissait pas encore l'agriculture et être liée aux changements saisonniers, aux changements de position du soleil et à la fertilité animale. Les quatre grandes fêtes principales sont : Samhain, Imbolc, Beltaine et Lughnasadh. A côté de ces quatre grandes fêtes annuelles on retrouve les quatre fêtes solaires des druides basées sur les Solstices et les Equinoxes : le solstice d'hiver, l'équinoxe de printemps, le solstice d'été et l'équinoxe d'automne. Cela fait donc huit fêtes ou sabbats dans une année sorcière. Leur rôle principal est de permettre une recharge en énergie, et l'alliance entre les Hommes et la Nature.


    votre commentaire


    Suivre le flux RSS des articles de cette rubrique
    Suivre le flux RSS des commentaires de cette rubrique